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Portrait de Ouerdia Benighil, infirmière libérale

Depuis combien de temps exercez-vous à Paris Centre ?

Depuis 3 ans.

 

Pouvez-vous nous décrire une « journée type » ?

En tant qu’infirmière libérale, une journée type c’est passer au cabinet récupérer les clés des patients et le matériel, puis commencer ce qu’on appelle la tournée – la liste des patients que l’on va aller voir. Globalement pour l’ensemble de mes patients je vais vérifier les paramètres vitaux : tension artérielle, saturation en oxygène, température, je vais demander comment ils vont, comment s’est passée la nuit, etc. On voit nos patients tous les jours, week-end et jours fériés compris. On vérifie et rappelle au patient s’il a des rendez-vous (généralement on le sait car c’est nous qui les prenons). On organise notre tournée sur la journée en fonction des « priorités », par exemple les patients diabétiques qui attendent notre passage pour prendre leur traitement ou ceux qui doivent nous attendre pour manger.

 

Avez-vous une spécialité ?

Je suis plus orientée vers la prévention. C’est devenu un véritable fil conducteur dans mon parcours : en plus de mon expérience technique j’ai fait de la prévention en entreprise, de la santé au travail, et je souhaite mettre cette expérience en pratique. En fait dans notre profession, on fait de la prévention au quotidien : expliquer aux patients diabétiques ce qu’ils peuvent manger ou non, dire aux patients de bien s’hydrater quand il fait chaud… Ce qui m’intéresse vraiment c’est de développer cet axe de prévention avec mon associée, auprès de nos patients chroniques, mais pas seulement. Depuis un an l’Assurance Maladie a développé ce qu’on appelle le bilan de prévention, à différentes tranches d’âge. On aimerait proposition ces bilans au cabinet, mais aussi aller vers les populations, par exemple au travers d’événements, d’associations et de structures, et notamment vers les jeunes. Il y a des populations qu’on ne voit pas du tout car on voit essentiellement des gens malades. L’idée c’est justement d’aller au-devant des maladies.

 

Une dimension de votre métier que vous pensez moins connue ?

On voit les patients au quotidien, dans leur domicile. On est donc au plus proche du patient et on voit les difficultés auxquelles il est exposé au quotidien, ses besoins, son environnement, et pas seulement le motif qui l’amène à voir l’infirmier.

 

Qu’attendez-vous de la CPTS ?

La CPTS c’est pour moi un moyen de m’ouvrir au territoire de Paris Centre. J’attends de la CPTS qu’elle me permette de me mettre en contact avec d’autres professionnel qui pourraient participer à l’accompagnement de mes patients, de découvrir les ressources qui existent, d’enrichir mes connaissances et avoir des outils qui puissent nous aider. J’aime aussi l’idée de travailler en pluridisciplinarité, pour être complémentaire et améliorer notre accompagnement.

 

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

La santé ce n’est pas qu’au moment où on est malade ! On peut faire beaucoup de choses en amont et c’est notre rôle en tant que professionnels d’aller voir les gens et leur donner les moyens de prendre soin d’eux. Soigner, prévenir, travailler ensemble et rendre la santé plus accessible à tout le monde.

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