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Portrait de Anne Coudray, ergothérapeute à Paris Centre

Depuis quand exercez-vous à Paris Centre ?

Depuis septembre 2018, c’est mon premier poste. J’étais au début collaboratrice au sein du cabinet et maintenant associée. Nous sommes 5 ergothérapeutes à travailler ensemble sur Paris, et nous avons un second cabinet sur l’Île de la Réunion avec deux autres collègues.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Pour ma part, je reçois peu au cabinet, j’aime me déplacer dans les écoles (80%), et au domicile (20%), directement dans l’environnement du patient. Dans la semaine, j’accompagne une quarantaine d’enfants en séance individuelle dans Paris Centre mais également dans d’autres arrondissements.

Avez-vous une spécialité ?

Je suis spécialisée dans les accompagnements en pédiatrie, au sein de ce domaine, une grande majorité des demandes concernent les Troubles du Neuro-Développement (90%), notamment le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, et les paralysies cérébrales (10%). Notre travail consiste à accompagner les enfants, leur famille et l’entourage scolaire afin qu’ils puissent être autonomes dans leur scolarité mais également dans leur quotidien à la maison. Nous pratiquons la rééducation et la réadaptation, comme par exemple la rééducation de l’écriture et mise en place d’aides techniques.

Nous avons des spécialités différentes avec mes collègues, certaines font de l’aménagement du domicile, de l’accompagnement post AVC auprès d’une population adulte, de la rééducation à la suite d’un accident, de l’accompagnement dans les troubles de l’oralité chez les nourrissons et jeunes enfants, etc.

Une dimension de votre métier que vous pensez moins connue ?

Je pense que de manière générale l’ergothérapie n’est pas un métier très connu. Cela surprend beaucoup lorsque je dis intervenir dans les écoles ou à domicile, pourtant c’est au cœur de notre métier de s’intéresser aux occupations des personnes dans leur environnement.

Le grand public connait rarement le rôle des ergothérapeutes, par exemple auprès de personnes présentant un TDAH, les parents n’ont pas forcément le réflexe de contacter un ergothérapeute pour trouver les aménagements les plus adéquats à l’école et à la maison.

Qu’attendez-vous de la CPTS ?

J’attends de la CPTS de pouvoir élargir et consolider notre réseau de professionnels. En libéral, du fait de notre indépendance, nous pouvons parfois manquer de coordination entre rééducateurs, même si essayons au maximum d’échanger avec les autres professionnels qui accompagnent nos patients, cela reste ponctuel. Le fait d’avoir un réseau permet également de pouvoir partager des contacts lorsque les familles recherchent des professionnels. Avoir un réseau établi sur lequel s’appuyer et en qui avoir confiance, c’est pour moi primordial.

Pouvoir participer à des groupes de travail, être dans la partie réflexive des pratiques et sur ce que nous pouvons faire pour accompagner au mieux les familles c’est aussi précieux. La CPTS nous permet de prendre de la hauteur sur notre travail, et participer à des projets collectifs, ce qui est très riche.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Adhérez-tous à la CPTS ! C’est une très bonne initiative.

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